mardi 19 avril 2016

James Brown, parrain de l'âme (Tributlations)


 #Tributlations

J'hésite...dois-je vraiment vous raconter comment je suis arrivé à aimer James Brown? Tant pis, j'assume ; après tout, la passion pour la musique, c'est comme tous les savoirs, ça ne se fait pas en un claquement de doigts, personne n'est né digger de goût, fondu du jazz de l'année 1956 ou spécialiste éclairé des origines du hip hop: on ne naît pas mélomaniaque, on le devient! (merci Simone).

Comme ça risque d'être un poil égo-centré et honteux vous pouvez éviter le premier pavé de texte trop cuit, gentiment cliquer sur play sur le lecteur ci-dessous et passer directement à la petite présentation traditionnelle de la compil'...et du podcast de notre cher Petit Bazar!



James Brown et toile cirée!
Sex Machine, Rocky IV et Cloclo...c'est pendant (trop) longtemps ce que représentait James Brown pour moi. La première fois que j'ai entendu James Brown, ça devait être en voiture avec mes parents sur France Bleue Loire Océan, très certainement avec ce "Sex Machine" que j'étais toujours un peu honteux d'entendre, comme quand on tombait, en famille, sur les clips de Sabrina ou de Guesch Patti au Top50 (oui, j'ai grandi dans les années 1980). La barrière était telle entre cette chanson que je qualifierai de pornographique pour mon âge à l'époque et l'autre hit de James Brown qui hantait les ondes des dimanche matins sur les routes des Pays de la Loire, que j'ai mis un certain temps avant de comprendre que c'était le même garçon qui chantait "It's a Man's Man's Man's World" si sirupeux et messianique et que j'écoutais (attention, honte suprême) sur une compil' offerte par le Club Dial (les vrais savent)! Ensuite vers 7 ou 8 ans, il y a eu Rocky IV et son incroyable scène d'ouverture du combat qui voit le champion Apollo (joli clin d'oeil au passage) Creed s'effondrer lamentablement devant la puissance froide du bon soldat soviétique Drako après un show mené par un vieux beau transpirant dans son costume à paillettes trop serré et qui incarne alors à mes yeux toute l'arrogance américaine. Non content de voir le champion US s'effondrer sur le ring, j'apprenais presque en même temps, que le pantin hurlant et gominé qui hurlait, très ironiquement selon moi, 'Living in America', avait inspiré notre Claude François (bi)national pour ses chorégraphies et notamment son Mashed Potatoes (bizarrement ce spécialiste des covers ne semble pas s'être attaqué à l'immense répertoire du Parrain, trop de respect?). Cela confortait en moi l'idée fausse que ce James Brown n'était sans doute rien d'autre qu'une sorte de Johnny noir américain...ah les erreurs de jeunesse (pour ma défense James Brown s'est vu traiter de "clown" et "bouffon" quand en 1972 il a eu l'idée saugrenue de soutenir Nixon dans la course à la Maison Blanche)! Heureusement j'ai grandi et appris! En plongeant dans le hip-hop et ses influences jazz et funk j'ai rapidement compris que James Brown n'était pas qu'un vieux pantin plein de sueur et sa place dans mon Panthéon personnel allait bientôt grimper en flèche avec la découverte du film blaxploitation par excellence, Black Caesar et de sa terrible BO aux faux airs autobiographiques (c'est d'ailleurs ce film sorti en 1973 qui a offert son surnom de Godfather Of Soul à James via le Dj new-yorkais Roky G.), qui me fit par ailleurs découvrir l'original du générique d'une de mes émissions culte du moment (on est à la toute fin des années 1990) le Party People de Dj Pharoah diffusé le mardi soir sur Jet FM (92fm dans la région nantaise) qui n'a pas peu contribué à ma formation soul-funk et je l'en remercie officiellement ici (voyez de quel marasme il m'a sorti!). Enfin, il y a cette compilation Rare Grooves signée Blue Note, "Say It Loud!", où figure une incroyable cover du titre le plus Black Power de Mr Brown, signé Lou Donaldson qui donnerait à n'importe quel raciste de base l'envie de chanter à tue-tête qu'il est fier d'être noir! Depuis on s'évertue à compléter notre collection glanant un 45t par-ci, un cd par là pour donner la place que mérite le Soul Brother n°1 dans notre discothèque.



James fait le mur à Brighton, UK
Pharaonesque!  Face à tous les superlatifs et excès qui gravitent autour du nom magique, quasi mystique lorsqu'il est scandé sur disque ou sur scène, de James Brown, difficile de faire original sans tomber dans la redite ou l'extravagance. Du coup on a choisi l'extravagance! On pourrait parler de "figure universelle" ou de "destin du XXè siècle" comme les Inrocks mais cela a déjà été fait et cela ne nous semble pas vraiment suffisant pour définir la stature extraordinaire du Godather. Et pourtant, James Brown apparaît bien comme le roi des rois (il fait la majeure partie de sa carrière sur le label King), de la terre et du ciel, chargé d'assurer l'harmonie entre les hommes et les dieux, de combattre le mal en endossant les rôles de prêtre suprême (son passé gospel), nourricier (la musique comme nourriture de l'âme et de l'esprit), guerrier ("say it loud" qu'il disait) et législateur (il a inscrit dans la cire noire les codes de la soul et du funk, rien de moins!). Reprenons ces fonctions dans l'ordre. Prêtre suprême: né le 3 mai 1933 dans un trou paumé de Géorgie, le petit James est comme un lionceau en guenilles dans la cage de l'Amérique ségrégationniste. Comme beaucoup d'enfants de son époque il vit de débrouille et de petits boulots moins reluisants que les pompes qu'il cire dans la rue, dans un dénuement extrême et sans jamais se plaindre. Il faut dire qu'il a pour lui, et qu'il en est tout à fait conscient, un talent vocal déjà remarqué qui lui vaut rapidement le surnom (déjà ce goût pour les titulatures qui en imposent) de Music Box. Après s'être échauffé le long des trottoirs pour attirer les clients des maisons de passe d'Augusta, c'est dans les chorales gospel qu'il fait ses premières expériences scéniques magnétiques, qui seront marquées d'une pierre noire par ses lives à l'Apollo d'Harlem, et que sa voix fusionne avec celle du divin dans une mission qui consiste à transcender les foules évangélistes du dimanche. Si le jeune James n'est pas un saint (il est condamné, pour la première fois, à 16 ans de travaux forcés en 1949 pour recel...mais sa bonne étoile n'étant jamais loin, c'est dans les geôles de Toccoa qu'il rencontrera l'incontournable Bobby Byrd, premier et plus solide pilier du système Brown) sa relation avec Dieu le Père est quasi-charnelle: comment ne pas entendre de message messianique dans les premiers hits du Soul Brother Number One que sont Please, Please, Please (1956), Try Me (1957) et même, un peu plus tard, It's A Man's Man's Man's World (1966) ; autant de prières laïques, à la puissance incantatoire sans pareil; qui s'accompagnent de rituels aux tendances chamaniques: un "Uh!" explosif et charnel, la cérémonie de la cape qui fait office de linceul sacré à paillettes, sa danse frénétique dans laquelle chaque geste sert en réalité à guider l'orchestre. Il ira même jusqu'à jouer le rôle sur mesure du révérend Cleophus James dans le film The Blues Brother en 1980. Le prêtre suprême est évidemment accompagné de son clergé, ses musiciens, auxquels il impose une discipline stricte et un dévouement total au maître ; on croirait voir une armée de moines shaolins dopés à la soul et au funk (toute autre drogue est prohibée, chaque retard est pénalisé d'une lourde amende et toute tentative de rébellion punie d'un méchant retour de bâton). Parmi eux viendront tour à tour des noms aussi illustres que Maceo Parker, Bootsy Collins, Bernard Purdie, Alfred "Pee Wee" Ellis, Fred Wesley ou Hank Ballard sans oublier les amazones telles Vicky Anderson, Martha High, Lyn Collins et Marva Whitney, qui ont tous et toutes, par la suite, tenté de poursuivre l’œuvre du général Brown.
JB descendant de Houni?
Car si James Brown est un pacifiste voire pacificateur dans la lignée du Docteur King, c'est aussi un soldat de la cause noire qui sait user des armes qu'il manie la mieux, le rythme et le chant, pour conquérir l'Amérique puis le monde, voire plus si affinités. Son unique objectif est la conquête du public pour assoir une suprématie qui ne souffrirait d'aucune contestation. A coup de cuivres incendiaires, de rafales de rifs électrisants et décharges vocales surpuissantes, le soldat Brown arrose la foule de moments d'anthologie sachant s'adapter à tous les terrains musicaux, finissant par rassembler sous sa bannière impériale les deux entités rivales de cette Amérique qu'il aime tant et qu'il a chanté dans Living In America, on l'a déjà dit, mais surtout dans Hey America et America Is My Home (qui pour certains préfigure le rap) comme le pharaon avait unifié en son temps les deux Égypte. Le moment phare de ce patriotisme rassembleur semble se trouver du côté du Vietnam lors d'une tournée en l'honneur des GI's en 1968 lors de laquelle, dit-on, s'instaurait un cessez-le-feu pour permettre aux ennemis Vietcongs de profiter eux aussi, dans la chaleur infernale des tropiques, de la bonne parole et des rythmes de pacification massive du Capitaine Brown et ses JB's. Non contents d'avoir convaincu les soldats blancs au cœur du bourbier vietnamien, il signe en revenant le plus vindicatif de ses morceaux, Say It Loud, I'm Black & Proud, qui lui valent la reconnaissance des soldats activistes noirs qui lèvent le poing ou les armes sur le bitume des ghettos de la mère patrie. Guerrier, il est encore quand en 1974, alors que tout s'effondre plus ou moins brutalement autour de lui (il est rattrapé par la patrouille du fisc pour un lourd arriéré d'impôts, il est accusé d'avoir corrompus les Dj de radios en les payant pour qu'ils diffusent massivement ses titres et surtout il voit son fidèle bras-droit, Bobby Byrd, claquer la porte) il sort The Payback incarnation d'un funk de combat qui marque l'apogée (donc le début du déclin) du rayonnement du pharaon Brown sur la planète groove.
James est un soldat généreux qui n'a de cesse de nourrir son public grâce une activité musicale quasi industrielle qui lui vaut le surnom, encore un, de Hardest Working-Man In Show Business, et des rentrées d'argent non négligeables (en 1976, il touche 8$ par minute, rien qu'en droits d'auteurs!). Dans les meilleurs années, comme en 1968, le système Brown, ce n'est rien de moins que 8 albums, 14 singles et 400 concerts! Cette hystérie productive, en fait un stakhanoviste du capitalisme made in USA, devenu un instant "le noir le plus influent d'Amérique" avec ses concepts usés jusqu'au bout de la bande (tapez [popcorn + james brow] sur Google pour mieux comprendre), en dépassant les limites de durée auditives autorisées (les 8 minutes de Get It Together...) ses radios et sa chaîne de fast-foods (nourrir les oreilles c'est bien, nourrir les estomacs c'est mieux...pour le porte-monnaie). James Brown offre une discographie démentielle et un tsunami de tubes qu'on ne se lasse pas de découvrir encore aujourd'hui, comme ce magnifique Soul With Different Notes délicieusement jazz (quelle meilleure nourriture?), à faire fondre n'importe qui dans un océan de bonheur auditif. Un dévouement total, jusqu'à la dernière goutte de sueur, qui frôlera le kitsch et la ringardise dans les dernières années, s'accompagne d'un message fort, qu'on pourrait résumer par Mind Power, et d'actions bienfaitrices sincères (distributions de nourriture et de cadeaux, sous les traits du Père Noël, campagne pour la scolarisation, etc...). Le nourricier est partageur et veut faire de son succès un modèle du rêve américain en unifiant deux sociétés qui le détestent presque autant qu'elles l'adulent.
La momie et le pharaon
Mais comment ne pas aduler cet insatiable créateur? Un révolutionnaire venu de nulle part qui à profondément modifier la façon de faire et d'écouter le disque et la scène, et qui continue, dix après sa mort d'influencer, à divers degrés et avec plus ou moins de réussite, je veux bien vous l'accorder, tous les producteurs de musique. Solitaire dans l'âme James Brown à pu jouir d'une liberté que ses concurrents à la couronne (Curtis Mayfiled, Isaac Hayes, Marvin Gaye) souvent prisonniers des machines Stax ou Motown, n'ont pas toujours pu apprécier. Finalement, on ne connaît que peu de maîtres à James Brown, qui tel Akhenathon (le pharaon Aménophis IV) ne jure que par lui-même et entend marqué profondément le monde de son empreinte. Ah si, il y a Little Richard qu'il rencontra de façon aussi culottée que décisive en 1955 (la fameuse anecdote est très bien racontée dans le film et la scène se trouve dans la playlist Youtube ci-dessous) et on ne peut pas s'empêcher d'imaginer une intervention divine quand quelques années plus tard, l'auteur de Tutti Fruti décida de consacrer sa vie à Dieu et de laisser la route vers la gloire totalement libre au futur King Of Soul. Réinventeur de la danse, roi incontestable de la Soul, créateur du Funk, parrain du Hip Hop, c'est en se nourrissant de toute les influences et en les transformant en une énergie unique que James Brown a posé une empreinte si profonde, peut-être sans équivalent, dans le monde de la musique. Deux titres pour s'en persuader. Cold Sweat d'abord et sa mise en pratique du "One", cette fameuse accentuation du premier temps, qu'on laissera d'autres vous expliquer mieux que nous, mais qui sert de pierre philosophale de tous les genres à venir. A sa sortie en 1967, le titre met les mélomanes à genoux et fait s'interroger tous les acteurs du monde musicale, jusqu'à Miles Davis! James Brown est le One et rien ne semble pouvoir l'arrêter si ce n'est le terrible disco (il prend le surnom d'Original Disco Man mais trop tard, car en 1979, le mouvement "Disco Sucks" a déjà démarré) et son égocentrisme exacerbé (la bien triste querelle autour de Hot! qui pompe littéralement et illégalement le Fame de Bowie en 1976). Heureusement, alors que son corps s'enfonce un peu dans le kitsch et la variet, l'esprit du Parrain va explosé à la face du monde distillé à foison dans l'aventure Hip Hop qui démarre tout juste mais qui puisse une partie de son essence dans l’œuvre de James Brown. Le second morceau c'est Funky Drummer, certainement le plus beau monument, la pyramide de Kheops, du courant musical le plus influent de la fin du XXème siècle (Tu contestes? Prépare ton testament gars!). Sortie en 45 tours seulement en 69 sur Kings, il sort pour la première fois album en 1986 sur le mythique, le site de Gizeh, In The Jungle Groove. Toute la magie réside dans le riff de batterie de 10 secondes de Clyde Stubbelefield (ah les droits d'auteurs non payés, ça ne date pas vraiment d'Internet on dirait) samplé un nombre incalculable de fois ensuite par tous les producteurs de la planète qui se plongent dans la discographie du Maître comme des fourmis sur un cerisier en fleurs: à la fin des années 1980 plus de 2000 titres étaient estampillés d'un sample piqué "godfather of soul"! James Brown aussi est considéré comme le père du rap (l'un des, faut pas pousser hein, on vous reparlera de Gil Scot-Heron, pour ne citer que lui, dans un futur #Tributlations) avec le magnifique King Heroin et l'inspirateur du breakdance avec le morceau Get On The Good Foot, sans oublier ses propres expériences, finalement plutôt honorables, avec Afrikaa Bambaataa sur Unity (1984) ou The Brooklyn Full Force pour l'album Static! (1988) qu'on vous conseille vivement de (re)découvrir. Encore omniprésent, 10 ans après son décès, un 25 décembre, comme tout fils de Dieu qui se respecte disent les légendes, James Brown apparaît comme un surhomme, qui synthétise dans son corps et son âme, par son chant et son One, toutes les plus grandes icônes du XXème siècle.

"James Brown est LA FONDATION./Beat/Bass/Guitares rythmiques./ James Brown est LE MOUVEMENT./ Danse/Sueur/Transe./ James Brown est L'ENGAGEMENT./ Verbe/Musique/Vie."
DJ MEHDI

La playlist Youtube qui recense les titres originaux cités dans l'article :


Parlons, un peu et enfin, de la compilation qui, comme les autres tributes Petit Bazar+Free&Legal, se situe entre rétropiratage et piratage rétro. Dans un gloubi boulga de mashups, remixes, edits, covers et autre redirections, on tente de rendre hommage au Parrain et son héritage. Le hip hop est particulièrement bien représenté avec les plus grands MCs au rendez-vous, le jazz avec Ain't It Funky Now, cette longue et hypnotisante rencontre (la version originale de l'edit d'Onur Engin fait 14 minutes) entre James Brown et Grant Green, le gospel avec la chorale des élèves de Nancy Dupree (merci Moi J'Connais Records!), l'Afrique avec la présence discrète de Fela Kuti et surtout la reprise de In The Middle par Orlando Julius & The Heliocentrics, jadis offerte par le label Strut, la pop avec les frapadingues de Soundforce et les NRJisés Black Eyed Peas. Une confrontation des genres mêlés dans le groove sensuel de Monsieur Jean Marron qui se prolonge juste en dessous avec une heure de petit Bazar Electro concoctée avec amour par Alex!

Playlist (tu cliques sur le titre et tu as le lien de téléchargement):
001. Soul Professa - Intro [James Brown Changed My Life]
002. James Brown - The Boss [Adski Edit]
003. James Brown - Give It Up Turn It Loose [The Reflex Edit]*
004. Mystikal vs. James Brown - Hit Me [Rhythm Scholar Megafunk Remix]
005. James Brown - I'm Shook [Sans Groove Edit]
006. Soundforce - James Brown's Pompe A Vélo
007. James Brown vs Kool & The Gang vs Eric B & Rakim - I Need Help [Serge Gamesbourg No Omega Rework]
008. Joe Tournedisque - Tribute To James - Interlude
009. The Illmatics feat. James Brown - Get Up And Get Down [Soul Mates Remix]
010. ATCQ - Can I Kick It [King Most Redirection]
011. Black Eyed Peas & James Brown - They Dont Want Music [SP Edit]
012. James Brown vs. Grant Green - Ain't It Funky Now [Onur Engin Edit]*
013. Orlando Julius & The Heliocentrics - In The Middle*
014. Nancy Dupree - James Brown
015. James Brown - Mind Power [SonSeez Edit]
016. Great Scott - I Need Some Money
017. James Brown vs. Dead Prez - I Feel Good With This Hip Hop [Basement Freaks Mash Up]
018. James Brown - Talkin Loud Sayin Nothin [PTJ Refix]

Et le podcast? Comme à chaque fois qu'Alex nous convie à la playlist, on le laisse se débrouiller avec un gros dossier et chacun de notre côté on compose notre playlist. Comme on a plus ou moins les mêmes goûts et tocs musicaux et qu'en plus j'étais présent dans les studios ce dimanche de printemps, il se trouve que nos sélections sont, comme souvent, assez proches l'une de l'autre: ça fait souvent ça quand les grands esprits se rencontrent! On vous laisse donc retrouver les titres joués en commun et on vous donne ici les liens des autres titres Free&Legal de ce Petit Bazar qui sent la sueur, le stupre et le divin groovalistique (science de l'impact du groove qui est trop d'la balle comme on disait jadis): Cee-Roo (album "Memories"), The Rebel*, un autre Soul Professa, Copycat*, une belle (voix) inconnue qui rappe et chante sur "Get Down" (si vous la reconnaissez on est preneur de l'info), un disco remix signé UOA, AfroQBen et Mochipet! Presque de quoi faire un numéro 2...
Bien sûr, comme le père Ruiz est têtu et qu'il veut toujours laisser sa trace personnelle, il nous a calé des inserts de feu, le trailer du film "Get On Up" consacré au grand JB (avec Chadwick Boseman dans le rôle titre) et "Unchained" cet improbable featuring avec 2Pac, extrait de la B.O. du Django de Tarantino! Hors sujet mais démentiel alors on le pardonne...comme tout bon invité qui sait se tenir chez son hôte!



Version téléchargeable: https://hearthis.at/tk9qzvc7/le-petit-bazar-electro-james-brown-dynamite-ta-soul-en-fl-100416/

Pour conclure cette bafouille bien trop longue et ces deux grosses heures de musique, on se repose le cerveau et écarquille les yeux devant cette magnifique mise en images d'une des plus belles prières du divin James, porte-parole incontestable de l'homme commun depuis les cieux:


*Vous le savez ou vous l'avez su, ces titres ne sont plus en libre téléchargement, désolé!

PS: une fois n'est pas coutume nous remercions ici Les Inrocks pour leur numéro Hors Série "James Brown" paru en 2007 et qui nous a bien servi pour rédiger la bio.

PS2: apparemment notre initiative a fait des émules et déjà Romare, Rem La Luciole et George T. se placent pour le deuxième volume...les malins!

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