lundi 1 février 2016

Les chroniques d'Alex: Fastback - Canard LP


Alex passe la 5è avec la découverte de Fastback, piston accélérateur de la néo french-touch à suivre de très près...avec du free download, mais pas que!

Oyez oyez persona grata du Petit Bazar Free&Legal Blogspot et bienvenue chez vous pour les retardataires. Aujourd'hui dans cette cinquième chronique, je vous demande passionnément de vous mettre dos au mur du son, de vous retourner avec Fast et fureur sur l’œuvre puissante qui va suivre. Mon colocataire, ce survolté fictif de professeur Tournesol me disait ce matin, au petit déjeuner : « FASTBACK, tu sais mon grand, quand je l'écoute, je retrouve mon audition, ton truc de djeuns, c'est comme une météorite techno¨joyeuse qui passerait à plein régime dans notre colocation, c'est pas mal, j'avoue ! ». Depuis hier, j'ai déménagé. La peur, je crois. Revenons à nos moutons, à notre chronique.



FASTBACK, musicien hexagonal du décalage, né parigot, compose parfois avec la froideur techno autrichienne, astique jusqu'à la perfection indus ses tracks technoïdes emplis d'énergie live dans le 18ème arrondissement parisien. Le météore des beats gras semble ne jamais s'arrêter, et compose à 100 à l'heure, d'avant en arrière, d'arrière en avant, mais toujours dans le respect du dancefloor. Le garçon boulimique sort de son virtual-bag son cinquième projet personnalisé à dénicher sur son Bandcamp, sans compter ses multiples remixes sur la toile.

Pour n'en citer qu'un, prenons son remix de CSS : Let's make love and listen to death from above, qui devient sous sa patte, une sorte de gloubiboulga harmonique à souhait, restructuré comme une pâte brisée délicieuse qui enflammerait la piste. Sans boule ni facette, juste posé dans votre piaule microscopique, FASTBACK à fond dans les enceintes, mon conseil pratique est de vous éloigner au maximum du mur qui vous fait face, car je mets quiconque au défi de ne pas pencher la tête d'avant en arrière comme un chevelu métaleux en transe.



Arrêtons-nous un court instant à son dernier stand, communément nommé par le maestro de la glisse : son « Canard LP ». Celui-ci est virtuellement accessible à vos tympans par le soundcloud éponyme du monsieur. Coup de bol, c'est un bijou d’éclectisme électronique et groovy. FASTBACK va vite, tabasse les riffs, fracasse les tempos pour notre plus grand plaisir d'anciens teufeurs en baggy du début du deuxième millénaire. Son son est chaud et froid à la fois, harmonique jusqu'à l'explosion, dérive avec parcimonie vers le lunaire, rappelle la puissance du rock, suinte autant le groove que la bonne vieille techno indus de la fin des années 90. Les 11 tracks de son couincouin vous aspire dans tous les styles, vont font passer d'été en hiver en un froissement de break disco et explosif.



Fonçons sur le titre « Canard » par exemple, qui est une avancée en techno inconnue. Vos bras et vos jambes bougent d'instinct, votre tête fait la balancelle sur la voix lancinante et robotique qui résonne sur les breaks et les aspirations harmoniques qui forment la trame. C'est bon signe : vous êtes vivants. Et c'est idem pour les autres tracks de l'album.

FASTBACK envoie grave la purée, le pâté, des riffs électroniques bien sentis, ça grince, ça break, ça contre-break dans tous les sens comme une rafale de mitraillette musicale, ça décanille dans les sous-sols, ça jump dans les champs, ça défouraille dans les parterres de coquelicots... Au gré des tracks, l'auditeur VOYAGE à sa guise, est transporté dans un univers parallèle taillé avec minutie.


FASTBACK réunit dans son projet l'énergie electro/break/groove de Mr Oizo et la folie rock/indus/techno de Vitalic, avec des envolées vaporeuses que ne renieraient ni Flying Lotus ni Thundercat, qu'il remixe justement au passage, et à merveille.



FASTBACK vous fait entrer chez lui, en explosant les portes de sa musique électronique, savoureusement catchy, et boostée à la testostérone. Pour une France musicale Électronique et breakée, pour une fuckin piqûre dancefloor, votez efficace, votez patate, votez FASTBACK.



A bon entendeur, salut...
Alex.

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