mardi 12 janvier 2016

Les chroniques d'Alex: La Chose Maeng - 511 Kinderheim


Déjà playlisté cet été dans le RapOrama vol.4, La Chose Maeng sort un nouveau projet qu'Alex se charge de croquer...

Artiste strasbourgeois, LA CHOSE MAENG, se place lui même dans la dystopie et le dysfonctionnement musical. C'est pas moi, c'est lui qui le dit ! Dans un style électronique glaçant très métal et glitch dans son approche, il dépeint à coup d'harmonies cadavériques, avec de grosses basses bien lourdes, et de rythmiques saccadées au scalpel, une société imaginaire organisée de telle façon qu'elle semble empêcher ses membres d'atteindre le bonheur auditif, et pourtant, Monsieur aime l'homme, et le répète sans cesse si on tend bien ses petites oreilles.  



Sur « Vieux Remix », son EP de feu 2015, l'homme du 67 se permettait même le luxe de remixer à merveille Die Antwoord, Stupeflip, Adventure Time. Après écoute, il s'en sort avec les honneurs. Ses instrumentaux remixés tabassent dans les basses, les ambiances augmentent en teneur, presque plus que les versions originales. Well done !



Aujourd'hui, dans « 511 Kinderheim », son dernier EP, disponible sur bandcamp et soundcould. tel un sociologue, l'alsacien fait entrer l'auditeur dans un malaise très sain au final, une ambiance apocalyptique très bien sentie et qui s'avère au fil des écoutes plus que salutaire. Le camarade déploie rageusement cette noire énergie en balançant des rythmiques ciselées à la Amon Tobin, des nappes planantes à la froideur pénétrante, jongle avec malice et coupe au scalpel ses inserts vulgaires et décadents comme un dadaïste des machines, tout en envoyant parfois des phrasées hip hop trashy et vulgaires.  Mon coup de cœur va au titre « Flocon Un », un titre un peu décalé par rapport au reste de l'EP, une sorte de track ésotérique et dub, comme une messe noire électronique dégoulinante servie avec une louche en argent du Vatican.



Âmes sensibles ne vous abstenez pas, oreilles aguerries, ouvrez large vos tympans, LA CHOSE MAENG et ses compositions n'attendent plus qu'une chose : vous !   

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